Actualité

Affaire Mehra ; à qui la faute ?...

le Lundi 26 Mars 2012. dans la catégorie Actualité

Capture_decran_2012-03-26_a_08.06.25Voici un article du Monde daté de samedi dans lequel je reviens, avec d'autres élus locaux, sur cette affaire ; http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/24/merah-pour-les-elus-locaux-l-explication-sociale-ne-tient-pas-debout_1675130_1471069.html

En complément, car je suis resté discret sur cette affaire qui alimente nombre de débats ici et là, voici quelques interrogations que j'ai posées lors de ma discussion passionnante avec la journaliste - je me suis lâché bien plus que ce que l'article laisse paraître - sur la schizophrénie française et notre capacité à inventer des polémiques ; sur l'islam radical, sur les services de renseignement, sur les fichiers...

- On s'interroge aujourd'hui sur la présence de Guéant sur place ; il aurait été absent on le lui aurait reproché. Pour les élus, c'est perdu d'avance de toute façon, on fait mal !

- On se plaint que le fou furieux n'ait pas été interpellé avant ; au nom de quoi, car s'il l'avait été sur présomption de culpabilité alors qu'il n'avait encore rien fait (en matière terroriste s'entend, le reste j'y reviens dans un instant) tous les "droits de l'hommistes" de notre beau pays se seraient érigés contre cette privation inadmissible et infondée de liberté.

- On s'interroge sur son parcours pré-terroriste ou sur sa prétendue enfance difficile mais personne ne s'interroge sur le fond ; comment un multi-récidiviste, finalement dans sa jeunesse si commun à tant d'autres, avant endoctrinement, n'ait pas été convenablement sanctionné et accompagné par la justice, ceci afin d'éviter qu'il ne dévie adulte ?...

Tant de question que l'on déforme à volonté ou que l'on esquive ; c'est tellement plus simple de se cacher derrière des polémiques ou derrière la "déserrance" sociale des quartiers...

Fermeture de Louise Michel : une page se tourne

le Samedi 24 Mars 2012. dans la catégorie Actualité

Canal_e_1981_10_07__5A_Le-CanalVoilà, nous y sommes. L’hôpital Louise Michel, orné depuis quelques jours d’une banderole « Hôpital fermé » verra dans quelques jours s’achever le transfert de toutes ses activités vers le site unique du nouveau Centre Hospitalier du Sud-Francilien à Corbeil. 

J’ai, en observant ce spectacle, le sentiment qu’une page se tourne définitivement, une page de l’histoire de cette ville et de ce quartier où j’ai grandi et qui a vu, en 1978, émerger au milieu des champs de maïs ce géant de dix étages, avant même que ne soit bâti tout autour le quartier du Canal. J’éprouve, dans le même temps, un immense sentiment de gâchis.

Je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont présidé au départ de notre jeune hôpital (inauguré en février 1983, il était encore tout à fait opérationnel et n’aura même pas eu le temps d’être « rentabilisé » !), sur la décision de la fusion, sur le choix du site unique, sur le choix du montage juridique et financier pour la construction et l’exploitation de l’hôpital géant, sur les innombrables malfaçons et les retards accumulés qui n’ont fait que retarder le déménagement, pesant lourdement sur l’activité des services municipaux... Je n’y reviendrai pas, je me suis assez longuement exprimé sur le sujet et n’ai jamais fait mystère de mon combat à l’encontre des décisions prises.

Mais il ne nous faut pas céder à la nostalgie. Ma responsabilité, en tant que maire, est d’administrer au jour le jour cette commune et de préparer son avenir.

Du débat, de fond...

le Jeudi 15 Mars 2012. dans la catégorie Actualité

Capture_decran_2012-03-15_a_18.28.24Même si la campagne s'emballe un peu, force est de constater que pour tout un tas de raisons que je vais vous épargner, il est bien difficile d'aller au fond des sujets. Pas seulement à cause des candidats, lesquels finalement épousent des codes imposés par les médias, mais également un peu aussi par les électeurs eux-même.

Pour autant, les technologies modernes, la réactivité médiatique, permettent à celles et ceux qui le souhaitent d'aller au fond et de débattre. C'est notamment le cas sur des sites de presse (écrite, télévisuelle et audio) ou débats-forums sont légion.

Ainsi, puisque j'ai été sollicité par plusieurs d'entre-eux ces dernières semaines, notamment sur des sujets ayant trait à la Banlieue, à l'éducation ou encore à l'aménagement du territoire au sens large, je vous propose de retrouver deux tribunes de votre serviteur participant à des débats animés sur le site newsring.fr

Le premier, pour répondre à la question "les élus sont-ils incompétents en banlieue ?", http://www.newsring.fr/societe/465-les-politiques-sont-ils-incompetents-en-banlieue/7354-la-difficulte-a-administrer-les-banlieues-reside-dans-lindispensable-connaissance-du-terrain

Le second, pour répondre à "faut-il être un professionnel de la politique pour en faire", http://www.newsring.fr/politique/484-faut-il-etre-un-professionnel-de-la-politique-pour-en-faire/7256-affirmer-systematiquement-que-ce-nest-pas-un-metier-cest-un-peu-hypocrite

Bonne lecture et n'hésitez pas à alimenter les discussions ! Ca doit aussi servir à cela les campagnes...

Centre : une consultation publique exemplaire

le Jeudi 15 Mars 2012. dans la catégorie Actualité

route-versailles-optionbLa salle du Conseil était comble avant-hier soir pour le dépouillement et la proclamation des résultats de la consultation sur le devenir du terrain de l’ancienne crèche route de Versailles, menée du 27 février au 10 mars. La présence de nombreux riverains, ainsi que leur forte participation au vote, confirme à cet égard que cette forme de concertation, mise en œuvre depuis plusieurs mois, semble satisfaire les uns et les autres, et je m’en félicite.

Sur 199 suffrages exprimés, 

  • la variante A (pavillons) a retenu 19% des voix, 
  • la variante B (petit collectif dans l’axe de la route de Versailles) 37%, 
  • la C (petit collectif avec pignon sur la route de Versailles) 27%
  • et la D (pas d’urbanisation) 16%.

Le second enseignement à tirer de ces résultats est ainsi qu’au terme d’un dialogue constructif mené pendant près d’un an avec les habitants, 84% sont d’accord avec notre proposition d’urbaniser ce terrain, partageant une vision commune des enjeux d’avenir et des nécessités d’aménagement de notre territoire.

Les services municipaux, mes collègues et moi-même allons désormais pouvoir engager des études techniques plus poussées, ainsi que des négociations avec le promoteur et les services du Conseil Régional d’Ile-de-France pour l’élaboration d’un plan d’investissement qui nous permettra de financer une partie des aménagements dont les riverains ont validé le principe. Nous serons également attentifs au calendrier de ces chantiers à venir. 

D’ici quelques mois, probablement au mois de juin, nous reviendrons enfin vers les habitants pour valider avec eux le projet global.

Contrat Stif/RATP : peut mieux faire

le Mercredi 14 Mars 2012. dans la catégorie Actualité

logo_majoriteLe Conseil d’Administration du Syndicat des Transports d'Ile-de-France (Stif) qui organise et finance les transports publics de la région parisienne, devait approuver aujourd’hui le contrat liant le Stif à la RATP, portant sur 6,5 milliards d'euros d'investissements d'ici 2015.

Alors que le contexte est particulièrement marqué par le « grand cafouillage » des transports parisiens survenu le 5 mars et la publication le 7 mars du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements du RER, la rédaction de ce nouveau contrat a fait l'objet d’intenses négociations. Exigeant sur la régularité et la ponctualité des trains, il est assorti d’un système de bonus-malus renforcé.
Concrètement, le Stif, qui versera au total 1,9 milliards d'euros à la RATP en 2012, soumettra 42 millions d'euros à une « part variable » dépendant de la qualité du service rendu aux voyageurs. Parmi les critères retenus figurent le confort, l'information, mais surtout la régularité et la ponctualité.
Autre nouveauté : la RATP s'engage à rembourser les abonnements mensuels à hauteur de 50% en cas de perturbations durables, comme cela a été le cas cet hiver sur le RER B. « Avant, on réclamait un geste commercial. Désormais, c'est une obligation », a indiqué Jean-Paul Huchon,

Si le Groupe Majorité Présidentielle au Conseil Régional se félicite de ces mesures, nous suggérons, par la voix de nos représentants au Stif, d’aller encore plus loin, en portant l’enveloppe financière consacrée à ce malus à 50 millions d’euros, en proposant une meilleure indemnisation aux usagers en cas de dégradation importante de la qualité de service et en mettant en œuvre un système d’évaluation du STIF.